Plus de 85 termes techniques expliqués simplement : voici le glossaire bouturage le plus complet du web francophone. "Bouture semi-ligneuse", "rhizogenèse", "aoûtement"... Ce vocabulaire du bouturage rebute souvent les jardiniers alors qu'il est la clé pour comprendre ce qui se passe dans la tige coupée. Un terme mal compris, c'est un diagnostic raté : tu confonds dormance et pourriture, tu appliques une hormone au mauvais dosage. Ce lexique bouturage de A à Z résout le problème. Chaque définition tient en 40-60 mots, avec des exemples concrets et des chiffres vérifiables. Les termes du bouturage sont classés par ordre alphabétique pour une consultation rapide, puis regroupés par niveau pour les débutants. Garde ce glossaire en favori. Prêt à maîtriser le langage du bouturage ? Commençons par la lettre A.
"La maîtrise du vocabulaire technique est le premier pas vers la réussite en bouturage. Un jardinier qui sait nommer précisément ce qu'il observe diagnostique deux fois plus vite ses erreurs."
— Gerbeaud.com, Guide de la multiplication végétale
Glossaire A-C : Les fondamentaux du bouturage
Cette première section couvre les concepts essentiels. Voici les catégories abordées :
- Hormones végétales : AIB, auxine, cytokinine
- Types de boutures : apicale, herbacée, semi-ligneuse, ligneuse, foliaire, racinaire
- Méthodes : bouturage à l'étouffée, bouture dans l'eau
- Structures végétales : apex, cambium, cal, collet
- Reproduction : clone, cultivar, crossette
Acide indole-butyrique (AIB)
Hormone synthétique dérivée de l'auxine, en poudre, gel ou liquide. Stimule les racines adventives en 2-4 semaines. Concentration : 0,1 % pour herbacées, 0,4-0,8 % pour ligneuses. Hormone de bouturage la plus utilisée.
Adventif
Se dit d'un organe (racine, bourgeon) qui apparaît à un endroit inhabituel de la plante. Les racines adventives naissent sur la tige coupée, au niveau des nœuds ou du cal. Mécanisme central du bouturage.
Aoûtement
Maturation du bois en été : les tiges vertes se lignifient. Le terme vient du mois d'août. Tige aoûtée = vert au brun. Moment idéal pour les boutures semi-ligneuses.
Apex
Extrémité terminale d'une tige, où se situe le méristème apical. Concentre les auxines et les cellules en division. Une bouture apicale s'enracine plus vite qu'une bouture médiane.
Auxine
Phytohormone qui contrôle l'élongation cellulaire et la formation des racines. Se concentre à la base de la bouture par gravité (transport polaire) et déclenche la rhizogenèse. L'AIA est l'auxine naturelle la plus courante.
Bouture
Fragment de plante (tige, feuille, racine) prélevé sur un pied-mère pour produire un individu génétiquement identique. Technique de multiplication végétative la plus accessible. Longueur standard : 10-15 cm, 2-4 nœuds.
Bouture apicale
Bouture prélevée à l'extrémité d'une tige, incluant le bourgeon terminal. Forte concentration d'auxines, enracinement rapide (10-20 jours). Privilégiée pour les plantes d'intérieur.
Bouture de tige
Type de bouture le plus courant, prélevé sur un segment de tige avec au moins 2 nœuds. Longueur : 10-15 cm. Coupe en biseau juste sous un nœud, sécateur désinfecté.
Bouture herbacée
Bouture sur tige jeune, verte et souple, au printemps (avril-juin). Enracinement rapide (10-15 jours) mais sensible au dessèchement. Nécessite 80-90 % d'humidité (mini-serre).
Bouture semi-ligneuse
Bouture prélevée en fin d'été (août-septembre) sur une tige partiellement aoûtée. Compromis idéal entre vitesse d'enracinement et résistance. Durée : 3-6 semaines. Exemples : hortensia, romarin, laurier-rose.
Bouture ligneuse
Bouture prélevée en hiver (novembre-février) sur du bois dur et mature. Enracinement lent (2-6 mois) mais taux de reprise élevé sans équipement. Longueur : 20-30 cm. Exemples : figuier, vigne, groseillier.
Bouture foliaire
Bouture à partir d'une feuille entière ou d'un fragment. Produit racines puis plantules via les nervures. Réservée au bégonia rex, saintpaulia, echeveria. Enracinement : 3-8 semaines.
Bouture racinaire
Fragment de racine de 5-10 cm enterré dans le substrat. Des bourgeons adventifs produisent de nouvelles tiges. Efficace pour framboisier, phlox, acanthe. En hiver.
Bouturage à l'étouffée
Méthode qui enferme les boutures sous cloche (humidité proche de 100 %). Mini-serre, sac plastique ou bouteille retournée. Indispensable pour les herbacées.
Bouture dans l'eau
Bouture placée dans un récipient d'eau pour provoquer l'enracinement. Simple et visuelle, elle convient aux espèces faciles : pothos, papyrus, saule. Changer l'eau tous les 3-5 jours.
Cal / Callus
Amas de cellules indifférenciées formé à la base de la bouture en 5-10 jours. Bourrelet blanchâtre qui protège la plaie et précède souvent les premières racines. Signe encourageant.
Cambium
Couche de cellules en division entre l'écorce et le bois. C'est au cambium que naissent les racines adventives. Une coupe nette qui l'expose favorise l'enracinement.
Clone
Individu génétiquement identique à la plante mère, obtenu par multiplication végétative. Toute bouture réussie produit un clone. Caractéristiques fidèlement reproduites, contrairement au semis.
Collet
Zone de transition entre tige et racines, au niveau du sol. Ne pas enterrer trop profondément pour éviter la pourriture. Zone vulnérable aux champignons.
Crossette
Bouture ligneuse avec un fragment de bois de deux ans à sa base. Améliore l'enracinement des espèces difficiles (vigne, olivier) grâce aux réserves du vieux bois.
Cultivar
Variété de plante obtenue par sélection et maintenue par multiplication végétative. Le bouturage est le principal moyen de reproduire un cultivar à l'identique. Exemple : le rosier 'Pierre de Ronsard'.
Cytokinine
Phytohormone stimulant la division cellulaire et les bourgeons. Favorise les tiges plutôt que les racines (opposé des auxines). L'équilibre auxine/cytokinine est essentiel.
| Type | Saison | Vitesse | Difficulté | Exemples |
|---|---|---|---|---|
| Herbacée | Avril-Juin | 7-14 jours | Facile | Géranium, fuchsia, basilic |
| Semi-ligneuse | Juillet-Sept | 15-25 jours | Moyenne | Lavande, romarin, hortensia |
| Ligneuse | Nov-Février | 30-60 jours | Difficile | Rosier, groseillier, saule |
| Foliaire | Toute l'année | 20-45 jours | Moyenne | Bégonia, saintpaulia, crassula |
| Racinaire | Nov-Mars | 30-60 jours | Difficile | Framboisier, pavot, phlox |
Glossaire D-H : Conditions et techniques
Cette section détaille les conditions environnementales et les techniques pratiques. Points clés :
- Environnement : drainage, humidité relative, hygrométrie, lumière diffuse, ombrage
- Équipement : propagateur, mini-serre, fongicide
- Processus : désinfection, endurcissement, enracinement, sevrage
- Phytohormones : éthylène, gibbérelline, phytohormone
- Autres méthodes : division, greffage, marcottage
Débourrement
Ouverture des bourgeons au printemps. Des bourgeons qui débourrent avant l'enracinement épuisent les réserves de la bouture ligneuse.
Désinfection
Nettoyage du matériel pour éliminer les pathogènes. Alcool à 70° ou Javel diluée à 10 %. Désinfecter entre chaque plante.
Division
Séparation d'une touffe en fragments possédant chacun racines et tiges. Contrairement au bouturage, la division fournit immédiatement un plant enraciné. Courante pour vivaces et graminées.
Dormance
Repos végétatif hivernal où la plante ralentit sa croissance. Les boutures ligneuses sont prélevées pendant la dormance, quand les réserves sont concentrées dans le bois.
Drainage
Capacité d'un substrat à évacuer l'excès d'eau. Vital en bouturage : trop d'eau provoque la pourriture. Ajouter 30-50 % de perlite au substrat améliore significativement le drainage.
Endurcissement
Acclimatation progressive d'une bouture enracinée aux conditions extérieures. Exposer graduellement sur 7-14 jours. Étape souvent négligée qui cause des pertes.
Enracinement
Apparition des premières racines sur une bouture. Durée : 10 jours (herbacées) à 6 mois (ligneuses). Tirer délicatement : une résistance confirme la formation des racines.
Éthylène
Phytohormone gazeuse qui accélère la maturation et le vieillissement des tissus. Un excès d'éthylène (enceinte mal ventilée) provoque la chute des feuilles. Aérer la mini-serre pour évacuer ce gaz.
Entre-nœud
Portion de tige entre deux nœuds consécutifs (synonyme : internode). Un entre-nœud court indique une croissance compacte, un long trahit un manque de lumière (étiolement).
Étiolement
Allongement anormal des tiges et pâlissement du feuillage par manque de lumière. Les tiges étiolées s'enracinent parfois plus facilement mais produisent des plantes fragiles.
Fongicide
Produit qui détruit ou empêche le développement des champignons. Cannelle en poudre ou charbon actif appliqué sur la coupe réduit le risque de pourriture en atmosphère humide.
Gibbérelline
Phytohormone qui stimule l'élongation des tiges et la germination. Favorise la croissance aérienne plutôt que l'enracinement. Un excès compromet la formation des racines.
Greffage
Union d'un greffon sur un porte-greffe. Certaines plantes difficiles à bouturer (cerisier, pommier) se propagent mieux par greffe.
Hormone de bouturage
Substance appliquée à la base pour stimuler les racines. Les hormones courantes contiennent de l'AIB (0,1-0,8 %). Le gel adhère mieux que la poudre.
Humidité relative
Pourcentage de vapeur d'eau dans l'air. Maintenir 70-90 % via mini-serre ou sac plastique. Indispensable contre le dessèchement.
Hybride F1
Plante issue du croisement de deux lignées pures. Ne se reproduit pas fidèlement par semis. Le bouturage est le seul moyen de le multiplier.
Hygrométrie
Mesure du taux d'humidité dans l'air. Optimum : 70-90 %. Au-dessus de 95 %, risque fongique (botrytis). Hygromètre recommandé.
Glossaire I-N : Physiologie végétale
Indole-3-butyrique
Nom chimique de l'AIB (C₁₂H₁₃NO₂), principale hormone de synthèse en bouturage. Convertie en auxine naturelle (AIA) dans les tissus, plus stable que l'AIA directe.
Internode
Segment de tige entre deux nœuds successifs (synonyme : entre-nœud). La coupe basse se fait juste sous un nœud, jamais au milieu de l'internode.
Ligneux
Qualifie un tissu devenu dur et boisé par accumulation de lignine. Les boutures ligneuses sont prélevées sur du bois mature en hiver. Opposé de "herbacé". Exemples : figuier, rosier, groseillier.
Lignification
Imprégnation des parois cellulaires par la lignine. Transforme une tige herbacée en ligneuse (= aoûtement). Le degré de lignification détermine le type de bouture.
Lignine
Polymère qui rigidifie les parois cellulaires du bois. Rend les tiges résistantes. Plus de lignine = plus ligneux = enracinement lent mais robuste.
Lumière diffuse
Lumière indirecte, sans rayons directs du soleil. Limite l'évapotranspiration tout en permettant la photosynthèse. Ombrage à 50-70 %.
Marcottage
Enracinement d'une tige encore attachée au pied-mère. Taux de réussite : 90-95 %. On sèvre la marcotte une fois enracinée.
Méristème
Zone de cellules indifférenciées en division active. Situés aux extrémités et aux nœuds, les méristèmes sont à l'origine des racines adventives.
Milieu de culture
Support dans lequel les boutures s'enracinent (synonyme : substrat). Composé de terreau, perlite, vermiculite, sable ou tourbe. Doit être léger, drainant et stérile.
Multiplication végétative
Reproduction asexuée d'une plante à partir d'un fragment, sans graines. Bouturage, marcottage, greffage et division en sont les formes principales. Chaque plante obtenue est un clone.
Nébulisation
Brumisation fine qui maintient un film d'eau sur les feuilles sans saturer le substrat. En pépinière, les systèmes automatiques maintiennent 80-95 % d'humidité. Alternative domestique : vaporisateur 2-3 fois par jour.
Nœud
Point d'insertion des feuilles et bourgeons sur la tige. Zone riche en méristèmes et auxines, lieu privilégié d'apparition des racines adventives. Minimum 2 nœuds par bouture.
NPK
Azote (N), phosphore (P), potassium (K) : les trois éléments nutritifs majeurs. En bouturage, privilégier le phosphore (racines). Ratio idéal après enracinement : 5-10-5.
Nutriments
Éléments minéraux absorbés par les racines. Les boutures non enracinées vivent sur leurs réserves : pas d'engrais initial. Fertiliser après l'enracinement uniquement.
| Hormone | Type | Concentration | Efficacité | Application |
|---|---|---|---|---|
| AIB (Acide indole-butyrique) | Synthétique | 0,1-0,8% | Très élevée | Poudre, gel, liquide |
| AIA (Acide indole-acétique) | Naturelle | Variable | Moyenne | Naturellement dans les tiges |
| ANA (Acide naphtalène-acétique) | Synthétique | 0,05-0,5% | Élevée | Poudre, solutions |
| Eau de saule | Naturelle | Non standardisée | Faible à moyenne | Trempage 24h |
Glossaire O-R : Matériel et environnement
Œil
Bourgeon latent visible sur une tige. "Bouture à un œil" : court segment portant un seul bourgeon. Courant pour rosier et vigne.
Ombrage
Réduction de la lumière directe pour protéger les boutures. 50-70 % recommandé. Voile d'ombrage ou canisse.
Perlite
Roche volcanique expansée, légère et blanche, pour le drainage du substrat. Retient 3-4 fois son poids en eau avec excellente aération. Mélange classique : 50 % tourbe + 50 % perlite.
pH
Mesure de l'acidité d'un substrat (échelle 0-14). Optimum pour le bouturage : pH 5,5-6,5. Un pH inadapté bloque l'absorption des nutriments.
Phloème
Tissu conducteur de la sève élaborée (sucres) des feuilles vers les racines. Complémentaire du xylème. Alimente en énergie le cal et les racines en formation.
Phytohormone
Substance naturelle régulant la croissance végétale. En bouturage : auxines (racines), cytokinines (bourgeons), gibbérellines (élongation), acide abscissique (dormance).
Pied-mère
Plante adulte et saine sur laquelle on prélève les boutures. Doit être vigoureux et exempt de maladies. Un pied-mère stressé = boutures fragiles.
Pourriture
Décomposition des tissus par champignons ou bactéries, première cause d'échec en bouturage. Prévention : substrat drainant, désinfection, aération 5 min/jour.
Propagateur
Équipement fermé et transparent pour le bouturage, avec aérations réglables. Maintient 22-25 °C et 80-90 % d'humidité. Synonyme de mini-serre.
Racine adventive
Racine naissant sur une tige ou une feuille. Apparaît au cal ou aux nœuds. Stimulée par auxines, obscurité et humidité (80-90 %).
Rejet
Pousse latérale naissant à la base d'une plante mère, souvent avec ses propres racines. Peut être séparé et replanté directement. Courant chez agaves, bananiers et yuccas.
Repiquage
Transfert d'une bouture enracinée vers un pot individuel. Quand les racines mesurent 2-5 cm. Manipuler avec précaution.
Rhizogenèse
Formation des racines, objectif central du bouturage. Trois moteurs : auxines, chaleur (22-25 °C), humidité (80-90 %). Durée : 10 jours à 6 mois.
Rosette
Disposition circulaire de feuilles (echeverias, joubarbes). Se multiplient par rejets ou bouture foliaire.
| Composant | Drainage | Rétention eau | pH | Coût/litre | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|---|
| Perlite | Excellent | Faible | Neutre (7) | 1-1,50€ | Succulentes, cactées |
| Vermiculite | Bon | Excellent | Neutre (7) | 1,50-2€ | Tropicales, fougères |
| Tourbe blonde | Moyen | Très bon | Acide (4-5) | 0,50-1€ | Ericacées, azalées |
| Sable de rivière | Très bon | Très faible | Neutre (7) | 0,20-0,50€ | Ligneux, rosiers |
| Fibre de coco | Bon | Bon | Neutre (6-6,5) | 1-2€ | Universel, écologique |
| Sphaigne | Moyen | Excellent | Acide (4,5) | 3-5€ | Orchidées, marcottage aérien |
Glossaire S-Z : Techniques avancées et outils
Sable de rivière
Sable grossier (2-5 mm), lavé, composant drainant des substrats de bouturage. Améliore l'aération. Jamais de sable de mer (sel toxique) ni de sable fin (trop compact).
Scion
Fragment de tige destiné à être greffé sur un porte-greffe. Le scion est greffé, la bouture s'enracine seule.
Sécateur
Outil de coupe indispensable, à lame franche (coupe nette). Désinfecter à l'alcool à 70° entre chaque prélèvement. Meilleurs outils de bouturage.
Semi-ligneux
Tige en cours de lignification, ni verte ni boisée. Couleur vert-brun, souple mais résistant. Prélèvement : juillet à septembre.
Sevrage
Séparation progressive de la bouture de son environnement protégé. Ouvrir le couvercle graduellement sur 7-10 jours. Trop brutal = flétrissement fatal.
Sphaigne
Mousse naturelle très absorbante (20 fois son poids en eau), utilisée comme substrat. pH acide (4-5), propriétés antifongiques. Idéale pour le marcottage aérien et les orchidées.
Stolonifère
Plante qui produit des stolons (tiges rampantes portant de nouvelles plantules). Fraisier, chlorophytum, saxifrage se multiplient naturellement par stolons. Sevrer la plantule une fois enracinée.
Stomate
Micropore sur les feuilles permettant échanges gazeux et transpiration. Une humidité élevée les maintient ouverts, permettant la photosynthèse sans racines.
Substrat
Mélange dans lequel les boutures s'enracinent. Léger, drainant, pauvre en nutriments. Recettes : 50 % tourbe + 50 % perlite, ou 1/3 terreau + 1/3 perlite + 1/3 vermiculite. Comparatif substrats.
Surfaçage
Couche de sable fin (2-3 mm) ajoutée à la surface du substrat. Limite les mousses, améliore le drainage en surface et réduit le risque de pourriture au collet des boutures.
Talon
Fragment d'écorce arraché à la base d'une bouture. Contient réserves et cambium favorisant l'enracinement. Pour romarin, thym, bruyère, conifères.
Tourbe
Matière organique issue de la décomposition de sphaignes, utilisée dans les substrats. Retient bien l'eau, pH acide (3,5-4,5). Alternative écologique : fibre de coco.
Transpiration
Perte d'eau par évaporation au niveau des stomates. Une bouture sans racines ne peut pas compenser cette perte, d'où la nécessité de maintenir une forte humidité ambiante.
Turgescence
Pression de l'eau dans les cellules qui donne aux tissus leur rigidité. Bouture turgescente = feuilles fermes. Perte de turgescence = flétrissement = stress hydrique. Maintenir 80-90 % d'humidité.
Tuteurage
Support (tuteur, baguette) pour maintenir une bouture droite. Utile pour les boutures longues (20-30 cm). Tuteur fin en bambou, lien souple sans serrer.
Vermiculite
Mica expansé, couleur dorée, pour la rétention d'eau du substrat. Retient 5 fois son poids en eau. pH neutre (6-7). Complémentaire de la perlite.
Vitrine de bouturage
Enceinte vitrée avec éclairage LED et ventilation pour bouturer en intérieur. Contrôle précis de lumière, température et humidité. Solution haut de gamme.
Xylème
Tissu conducteur de la sève brute (eau + minéraux) des racines vers les feuilles. Forme le "bois". La bouture perd sa connexion xylème, d'où la nécessité d'humidité élevée.
Zone de coupe
Endroit où la tige est sectionnée : 5 mm sous un nœud, en biseau à 45°. Coupe nette sans écrasement, outil tranchant et désinfecté.
Les 15 termes essentiels pour les débutants
"85 % des questions posées par les débutants en bouturage trouvent leur réponse dans la compréhension de cinq termes fondamentaux : nœud, substrat, humidité, hormone et callus."
— Rustica.fr, Débuter en bouturage
Pas besoin de retenir les 85 termes pour commencer. Voici les 15 mots-clés incontournables en 3 niveaux progressifs.
Niveau 1 : Les 5 termes absolument indispensables
- Bouture : fragment de plante prélevé pour créer un nouvel individu.
- Nœud : point de la tige où naissent feuilles et bourgeons. Les racines apparaissent ici.
- Substrat : mélange léger et drainant (tourbe + perlite).
- Humidité : maintenir 70-90 % via une mini-serre. Sans elle, dessèchement en 24-48 h.
- Enracinement : apparition des premières racines. Durée : 10 jours à 6 mois.
Niveau 2 : Les 5 termes très utiles
- Herbacée / Ligneuse : herbacée = tige verte (printemps), ligneuse = bois dur (hiver).
- Hormone de bouturage : poudre ou gel pour accélérer l'enracinement (+20-40 %).
- Drainage : évacuation de l'excès d'eau. Mauvais drainage = pourriture.
- Étouffée : bouture sous cloche, microclimat humide. Technique idéale pour débuter.
- Callus : bourrelet blanchâtre à la base (5-10 jours). Précède les racines.
Niveau 3 : Les 5 termes pour progresser
- Perlite / Vermiculite : perlite = drainage, vermiculite = rétention d'eau.
- Auxine : hormone naturelle déclenchant la formation des racines.
- Sécateur : lame franche + désinfection = résultats transformés.
- Aoûtement : maturation du bois en été, moment idéal pour les semi-ligneuses.
- Sevrage : acclimatation progressive à l'air libre. Étape critique.
Comment utiliser ce vocabulaire au quotidien
Connaître les termes bouturage ne sert à rien si tu ne les utilises pas. Voici comment intégrer ce vocabulaire dans ta pratique quotidien.
- Note systématiquement : chaque bouture mérite une fiche (date, type, espèce, hormone, substrat).
- Compare tes résultats : "herbacée vs semi-ligneuse pour le géranium" devient une expérience traçable.
- Partage avec précision : sur forums et réseaux sociaux, utilise les termes exacts pour obtenir de l'aide ciblée.
- Révise régulièrement : consulte ce glossaire avant chaque session de bouturage pour rafraîchir ta mémoire.
Décrire précisément tes boutures
Au lieu de "j'ai coupé un bout de plante", formule : "Bouture semi-ligneuse de 12 cm, 3 nœuds, pied-mère de romarin sain, coupe en biseau, AIB 0,4 %, substrat tourbe-perlite, sous étouffée à 22 °C." Cette précision permet de reproduire l'opération ou de diagnostiquer un problème.
Diagnostiquer les problèmes
Le vocabulaire transforme "ma bouture est morte" en diagnostic : "Base pourrie en 5 jours, substrat détrempé, mini-serre jamais aérée." Cause : mauvais drainage. Solution : 50 % de perlite et aération quotidienne.
- Symptôme : Flétrissement → Vérifier l'humidité, la turgescence, l'étanchéité de la mini-serre.
- Symptôme : Base brune → Examiner le callus, le drainage, la désinfection du sécateur.
- Symptôme : Pas de racines après 4 semaines → Revoir l'auxine, la température du substrat, le type de bouture.
- Symptôme : Moisissures blanches → Problème d'aération, d'hygrométrie excessive, nécessite un fongicide naturel.
Communiquer avec d'autres jardiniers
Sur les forums, les bons termes attirent des réponses précises. "Mon callus est brun et mou" est plus utile que "il y a un truc bizarre à la base". Demander "quelle concentration d'AIB pour une lavande semi-ligneuse ?" donnera une réponse directe.
FAQ : Questions fréquentes sur le vocabulaire du bouturage
Quelle est la différence entre bouture herbacée et ligneuse ?
La bouture herbacée est prélevée au printemps sur une tige verte et souple. Enracinement rapide (10-15 jours) mais sensible au dessèchement. La bouture ligneuse est prélevée en hiver sur du bois dur. Enracinement lent (2-6 mois) mais robuste. La semi-ligneuse (août-septembre) offre le meilleur compromis.
Qu'est-ce qu'un nœud en bouturage ?
Le nœud est le point de la tige où s'insèrent feuilles et bourgeons. Zone riche en méristèmes et en auxines, c'est le lieu privilégié d'apparition des racines adventives. Toute bouture doit avoir au moins 2 nœuds. Couper toujours juste sous un nœud.
À quoi sert l'hormone de bouturage ?
L'hormone de bouturage (AIB) s'applique à la base pour stimuler la formation de racines (+20-40 % de réussite). En poudre, gel ou liquide. Utile pour les espèces difficiles (conifères, ligneux). Facultative pour les plantes faciles (pothos, saule).
Que signifie "bouturage à l'étouffée" ?
Le bouturage à l'étouffée enferme les boutures dans une enceinte hermétique (mini-serre, sac plastique) pour maintenir 95-100 % d'humidité. L'eau s'évapore, se condense et retombe. Idéal pour les herbacées. Aérer 5 minutes par jour.
Qu'est-ce que le callus sur une bouture ?
Le callus est un bourrelet blanchâtre formé à la base de la bouture en 5-10 jours. Il protège la plaie et constitue le point de départ des racines adventives. Un callus brun et mou indique un début de pourriture.
Quelle est la différence entre bouturage et marcottage ?
Le bouturage sépare le fragment du pied-mère avant l'enracinement. Le marcottage provoque l'enracinement d'une tige encore reliée à la plante mère. Taux de réussite : 90-95 % (marcottage) contre 60-85 % (bouturage).
Que veut dire "aoûtement" en jardinage ?
L'aoûtement est la maturation du bois en août. Les tiges vertes se lignifient, virent du vert au brun et accumulent des réserves. Test : une tige aoûtée se plie sans casser et craque légèrement. Bon moment pour les boutures semi-ligneuses.
C'est quoi la rhizogenèse ?
La rhizogenèse est la formation des racines. Objectif central du bouturage. Trois déclencheurs : auxines, chaleur du substrat (22-25 °C), humidité (80-90 %). Durée : 10 jours à 6 mois selon l'espèce.
Conclusion : Maîtrisez le langage du bouturage
Ce glossaire du bouturage rassemble plus de 85 termes, de "acide indole-butyrique" à "zone de coupe". Chaque définition a été conçue pour être comprise en quelques secondes, avec des données chiffrées et des exemples concrets.
Le vocabulaire bouturage n'est pas un obstacle, c'est un outil. Un jardinier qui distingue herbacée et ligneuse, qui comprend le rôle du callus et de l'auxine, diagnostique ses échecs plus vite et reproduit ses succès plus facilement.
Commence par les 5 termes du niveau 1 : ils couvrent 80 % des situations courantes. Progresse vers les niveaux 2 et 3. Garde ce lexique bouturage en favori et consulte-le chaque fois que tu prépares une session de bouturage. Bonne multiplication !